18.11.2007

L'art de la masturbation féminine


http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/mag_2000/mag1208/se_3131_masturb_feminine.htm

Les femmes aiment se donner du plaisir.

Le rapport de la célèbre sexologue américaine Shere Hite, qui, dans les années 1970, a effectué une enquête auprès des femmes sur tout le territoire des Etats-Unis, l'a montré.

Comment s'adonnent-elles au plaisir solitaire, c'est aussi ce que cette étude a cherché à savoir.

Résultats et témoignages extraits du "rapport Hite".

 Des 3 000 femmes ayant répondu, anonymement, à ce questionnaire qui faisait le tour de la sexualité féminine (orgasme, coït, clitoris, masturbation.), 82 % déclaraient qu'elles se masturbaient, et, parmi elles, 95 % parvenaient sans peine à l'orgasme chaque fois qu'elles le voulaient. Ce qui, d'après la sexologue, contredisait l'idée couramment admise que les femmes sont "lentes à démarrer", et qu'elles ont du mal à parvenir à l'orgasme. Pratiquement, l'enquête a permis de distinguer six types de masturbation (avec quelques variantes).

 Dans la très grande majorité des cas (73 %), la femme excite manuellement la région clitoridienne et/ou vulvaire en étant couchée sur le dos.

"Je m'excite toujours de la même façon : mon doigt caresse mon clitoris et parfois j'enfonce en même temps un autre doigt dans mon vagin. Je ne caresse que ma zone génitale" ; "Je me masturbe en massant latéralement mon clitoris, doucement d'abord, puis en augmentant l'intensité de la pression.

Je me sers de l'index (une seule main)" ; "mes doigts caressent mon clitoris et, de ma main libre, je gratte, tire, pince le bout de mes seins. Je me caresse alternativement de haut en bas et en rond. Mes jambes sont tantôt jointes, tantôt écartées. Je trouve particulièrement excitant d'immobiliser ma main et de continuer la friction en remuant mon sexe contre mon doigt".

 La femme peut aussi se coucher sur le ventre (5,5 %).

"Je suis couchée sur le ventre, les jambes légèrement écartées et je me sers des deux mains, la droite appuyée sur le clitoris, la gauche serrée contre elle pour augmenter la pression. En remuant le bassin de haut en bas, modérément vite, j'obtiens la friction que je désire sur la région de mon clitoris" ; "Je me masturbe sur le ventre, les jambes jointes en pressant mon clitoris avec l'index et le médius des deux mains, l'une sur l'autre.

Parfois je me caresse les seins ou les fesses d'une main, ou je glisse mes

doigts dans mon vagin" ; "Je débute par une caresse circulaire du clitoris

et de temps en temps je frotte de haut en bas, le clitoris serré entre deux doigts.

 De la main droite je vérifie que mon vagin est bien mouillé et je me livre à

un fantasme. Je continue de stimuler mon clitoris et je glisse deux doigts

dans mon vagin" ; "Je maintiens sous moi le vibromasseur, plus ou moins

fermement, en remuant mon corps sur lui".

 Certaines femmes se frottent à un objet doux (4 %).

"Je fais avec le drap une petite boule à peu près de la taille d'un poing

(je me servais de la tête de mon pauvre ours en peluche, mais depuis que

j'ai passé l'âge de dormir avec un ours, je me contente d'une poignée de

drap). Je me couche sur le lit, la boule appuyée sur mon clitoris.

Puis je remue les hanches avec un mouvement circulaire jusqu'à ce que je jouisse" ;

"Je ne me masturbe pas vraiment, je me frotte à peine contre le drap, pas plus." ; "Je me masturbe d'habitude sur le coin d'une chaise, je me frotte, les jambes serrées. J'ai découvert cette méthode par hasard quand j'avais 4 ans" ; "Je me frotte lentement contre mon lavabo, en appuyant très fort mon pubis, la fraîcheur de la céramique m'excite beaucoup".

 D'autres serrent leurs cuisses en cadence, de façon répétée (3 %).

"Je suis assise sur un fauteuil ou dans mon lit, et je me sers des muscles

de la partie interne de mes cuisses. Je me concentre avec toute mon énergie sur la région de mon sexe" ; "Je frotte mes cuisses l'une contre l'autre, en général couchée, mais je le fais aussi en étant assise (au bureau, dans l'autobus, etc.). Le frottement exerce une pression délicate sur le clitoris".

 Elles peuvent aussi masser leur région génitale avec de l'eau (2 %).

"Je dirige le jet de la douche vers mon clitoris, les jambes très écartées"

"Je suis couchée dans la baignoire et l'eau du robinet tombe sur mon

pubis, mon clitoris et mon vagin. Plus l'eau est chaude, plus la pression

est forte, et plus je jouis vite". " Je dévisse la pomme de la douche pour

que le jet sorte tout droit du tuyau. J'écarte mes petites lèvres pour

exposer mon clitoris"

 Peu de femmes effectuent systématiquement une pénétration vaginale (1, 5 %) et plus de la moitié commencent par stimuler manuellement leur clitoris.

 "Je pose un doigt sur mon clitoris et de l'autre main je fais aller et venir

le goulot d'un bouteille en plastique dans mon vagin" ; "Mon mari remue un

godemiché dans mon vagin pendant que j'appuie un vibromasseur sur mon

clitoris" ; "Le plus souvent je remue les doigts dans mon vagin, de temps en temps je les laisse immobiles, toujours enfoncés".

 Enfin, 11 % des femmes ayant répondu au questionnaire combinent plusieurs de ces techniques pour aboutir à l'orgasme.

 "Je me masturbe de bien des façons. Sur le dos dans la baignoire, sur mon lit, sur un divan, sur le plancher et tout y passe. mes seins, mon ventre, mes cuisses, mes fesses, mon vagin et mon clitoris. J'adore rouler mon clitoris entre le pouce et l'index, un doigt dans le vagin et jouer avec mes seins et avec mes mamelons, que je trouve très beaux.

En m'aimant ainsi je laisse vagabonder mon imagination.

J'aime aussi varier mes caresses avec un vibromasseur".

 Isabelle Delaleu

03.09.2007

Battue pour "son bien" !


Samedi 18 août 2007.

C'est une bien étrange décision que vient de rendre la Cour de cassation
italienne. Les plus hauts magistrats transalpins ont en effet confirmé
l'acquittement des parents et du frère d'une adolescente musulmane qui avaient battu et
séquestré cette dernière pour mettre fin à son comportement, jugé trop occidentalisé.

Selon les juges, les sévices subis par cette jeune fille ont été commis "non pas pour des motifs vexatoires ou par mépris", mais "pour son bien".
Confirmant une décision de la cour d'appel, les juges ont estimé que Fatima avait eu tort d'avoir "un style de vie non conforme à leur culture".

Un homme doit se réjouir de cette décision : le père pakistanais qui, en
2006, a égorgé sa fille, Hina Salem, pour qu'elle ne fréquente pas les
Italiens, et dont le procès doit s'ouvrir en septembre à Brescia.

Dans un pays où, en 2006, selon l'Association des femmes musulmanes, au
moins neuf musulmanes ont été tuées, victimes de brutalités familiales, on ne peut que déplorer le silence quasi général de la classe politique sur ce sujet et espérer qu'une loi vienne prochainement reconnaître les droits pleins et entiers des femmes immigrées, comme l'a annoncé la ministre de l'égalité des droits.

L'Italie n'est malheureusement pas un cas isolé. Aux Pays-Bas, les tribunaux ont longtemps considéré que, dans les cas avérés de crimes d'honneur, il fallait tenir compte du "contexte culturel" dans lequel les violences faites aux femmes survenaient.

En Allemagne, la communauté turque vit très mal une loi sur le regroupement familial, adoptée en juillet, qui vise essentiellement à lutter contre les mariages forcés, prohibés par la législation.

Au Canada, il a fallu que l'opinion publique se mobilise, en 2004 et 2005,
pour que la province de l'Ontario renonce à reconnaître la validité de
décisions rendues par des tribunaux islamiques, qui entendaient régler les
différends familiaux survenus dans leurs communautés.

Là encore, comme en Italie, ce sont surtout les musulmanes qui ont tiré le
signal d'alarme.

Les relations entre les Etats et les religions sont complexes. Les débats
apparus dans plusieurs pays autour du foulard islamique le prouvent. Si le
respect de la pluralité des convictions religieuses - mais aussi agnostiques - s'impose, "l'autonomie de l'Etat implique la dissociation de
la loi civile et des normes religieuses ou philosophiques particulières",
rappelle la Déclaration universelle sur la laïcité au XXIe siècle, rédigée
en 2005 par 212 universitaires venus de 29 pays.

Selon ce document, officiellement présenté devant le Sénat français le 9
décembre 2005, "l'égalité doit se traduire dans la pratique politique par
une vigilance constante pour qu'aucune discrimination ne soit exercée contre des êtres humains dans l'exercice de leurs droits".

Un principe que l'on aimerait voir appliquer dans l'Union européenne. Et
au-delà.

Éditorial du Monde du 15/08/07.

31.08.2007

L'art de la masturbation féminine


Les femmes aiment se donner du plaisir.

Le rapport de la célèbre sexologue américaine Shere Hite, qui, dans les années 1970, a effectué une enquête auprès des femmes sur tout le territoire des Etats-Unis, l'a montré.

Comment s'adonnent-elles au plaisir solitaire, c'est aussi ce que cette étude a cherché à savoir.

Résultats et témoignages extraits du "rapport Hite".


Des 3 000 femmes ayant répondu, anonymement, à ce questionnaire qui faisait le tour de la sexualité féminine (orgasme, coït, clitoris, masturbation.), 82 % déclaraient qu'elles se masturbaient, et, parmi elles, 95 % parvenaient sans peine à l'orgasme chaque fois qu'elles le voulaient. Ce qui, d'après la sexologue, contredisait l'idée couramment admise que les femmes sont "lentes à démarrer", et qu'elles ont du mal à parvenir à l'orgasme. Pratiquement, l'enquête a permis de distinguer six types de masturbation (avec quelques variantes).


Dans la très grande majorité des cas (73 %), la femme excite manuellement la région clitoridienne et/ou vulvaire en étant couchée sur le dos.

"Je m'excite toujours de la même façon : mon doigt caresse mon clitoris et parfois j'enfonce en même temps un autre doigt dans mon vagin. Je ne caresse que ma zone génitale" ; "Je me masturbe en massant latéralement mon clitoris, doucement d'abord, puis en augmentant l'intensité de la pression.

Je me sers de l'index (une seule main)" ; "mes doigts caressent mon clitoris et, de ma main libre, je gratte, tire, pince le bout de mes seins. Je me caresse alternativement de haut en bas et en rond. Mes jambes sont tantôt jointes, tantôt écartées. Je trouve particulièrement excitant d'immobiliser ma main et de continuer la friction en remuant mon sexe contre mon doigt".


La femme peut aussi se coucher sur le ventre (5,5 %).

"Je suis couchée sur le ventre, les jambes légèrement écartées et je me sers des deux mains, la droite appuyée sur le clitoris, la gauche serrée contre elle pour augmenter la pression. En remuant le bassin de haut en bas, modérément vite, j'obtiens la friction que je désire sur la région de mon clitoris" ; "Je me masturbe sur le ventre, les jambes jointes en pressant mon clitoris avec l'index et le médius des deux mains, l'une sur l'autre.

Parfois je me caresse les seins ou les fesses d'une main, ou je glisse mes

doigts dans mon vagin" ; "Je débute par une caresse circulaire du clitoris

et de temps en temps je frotte de haut en bas, le clitoris serré entre deux doigts.


De la main droite je vérifie que mon vagin est bien mouillé et je me livre à

un fantasme. Je continue de stimuler mon clitoris et je glisse deux doigts

dans mon vagin" ; "Je maintiens sous moi le vibromasseur, plus ou moins

fermement, en remuant mon corps sur lui".


Certaines femmes se frottent à un objet doux (4 %).

"Je fais avec le drap une petite boule à peu près de la taille d'un poing

(je me servais de la tête de mon pauvre ours en peluche, mais depuis que

j'ai passé l'âge de dormir avec un ours, je me contente d'une poignée de

drap). Je me couche sur le lit, la boule appuyée sur mon clitoris.

Puis je remue les hanches avec un mouvement circulaire jusqu'à ce que je jouisse" ;

"Je ne me masturbe pas vraiment, je me frotte à peine contre le drap, pas plus." ; "Je me masturbe d'habitude sur le coin d'une chaise, je me frotte, les jambes serrées. J'ai découvert cette méthode par hasard quand j'avais 4 ans" ; "Je me frotte lentement contre mon lavabo, en appuyant très fort mon pubis, la fraîcheur de la céramique m'excite beaucoup".


D'autres serrent leurs cuisses en cadence, de façon répétée (3 %).

"Je suis assise sur un fauteuil ou dans mon lit, et je me sers des muscles

de la partie interne de mes cuisses. Je me concentre avec toute mon énergie sur la région de mon sexe" ; "Je frotte mes cuisses l'une contre l'autre, en général couchée, mais je le fais aussi en étant assise (au bureau, dans l'autobus, etc.). Le frottement exerce une pression délicate sur le clitoris".


Elles peuvent aussi masser leur région génitale avec de l'eau (2 %).

"Je dirige le jet de la douche vers mon clitoris, les jambes très écartées"

"Je suis couchée dans la baignoire et l'eau du robinet tombe sur mon

pubis, mon clitoris et mon vagin. Plus l'eau est chaude, plus la pression

est forte, et plus je jouis vite". " Je dévisse la pomme de la douche pour

que le jet sorte tout droit du tuyau. J'écarte mes petites lèvres pour

exposer mon clitoris"


Peu de femmes effectuent systématiquement une pénétration vaginale (1, 5 %) et plus de la moitié commencent par stimuler manuellement leur clitoris.


"Je pose un doigt sur mon clitoris et de l'autre main je fais aller et venir

le goulot d'un bouteille en plastique dans mon vagin" ; "Mon mari remue un

godemiché dans mon vagin pendant que j'appuie un vibromasseur sur mon

clitoris" ; "Le plus souvent je remue les doigts dans mon vagin, de temps en temps je les laisse immobiles, toujours enfoncés".


Enfin, 11 % des femmes ayant répondu au questionnaire combinent plusieurs de ces techniques pour aboutir à l'orgasme.


"Je me masturbe de bien des façons. Sur le dos dans la baignoire, sur mon lit, sur un divan, sur le plancher et tout y passe. mes seins, mon ventre, mes cuisses, mes fesses, mon vagin et mon clitoris. J'adore rouler mon clitoris entre le pouce et l'index, un doigt dans le vagin et jouer avec mes seins et avec mes mamelons, que je trouve très beaux.

En m'aimant ainsi je laisse vagabonder mon imagination.

J'aime aussi varier mes caresses avec un vibromasseur".


Isabelle Delaleu