11.02.2008

Tambacounda - plus de 900 villages s'engagent à abandonner l'excision et les mariages forcés

http://fr.allafrica.com/stories/200801140505.html

Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)

ACTUALITES 13 Janvier 2008 Publié sur le web le 14 Janvier 2008

By Bc/Adc
Tambacounda, 13 jan (APS) - Les quelques 909 villages des douze communautés rurales du département Tambacounda (est) ont pris dimanche l'engagement solennel d'abandonner les pratiques de l'excision, des mariages précoces et/ou forcés, a constaté le correspondant de l'APS.

Le stade régional qui a abrité cette première grande déclaration départementale organisée à l'initiative de l'ONG TOSTAN, en partenariat avec l'UNICEF, le Gouvernement. Le programme a été lancé en 2000 et renforcé par des activités de sensibilisation et de mobilisation sociale.

En lisant la déclaration publique, Aya Traoré a traduit le vœu des communautés à rejoindre "le mouvement historique initié depuis 2000 à Malicounda Bambara et qui n'a cessé de rayonner dans la sous-région et partout au Sénégal".

Elle a rappelé qu'à ce jour, 2 996 communautés et la commune de Tambacounda ont renoncé  maintenant à la pratique de l'excision, des mariages précoces et/ou forcés pour la promotion de la santé de la fille et de la femme.

Cette volonté de mettre un terme à cette pratique ancienne a été exprimée par un "engagement ferme" à arrêter les traditions "qui menacent la santé des femmes et des filles".

La cérémonie s'est déroulée en présence de plusieurs délégations venues de toutes les régions du pays, des pays voisins comme la Gambie et la Mauritanie, du directeur de Cabinet du ministre de la Femme, de l'Entreprenariat Féminin et de la micro finance, Abdou Yoro Ndiaye.

Il y avait aussi la directrice exécutive de l'ONG TOSTAN, Moully Melching, du représentant de l'UNICEF, Mamadou Wane, de Alassane Guissé, membre du Conseil des ONG d'appui au développement, de Ibrahima Senghor du FNUAP, entre autres personnalités politiques coutumières et religieuses.

Tour à tour, Samba Mbaye, au nom du maire, Samba Cissokho, coordonnateur du comité, Aissatou Diamba, présidente du comité de gestion communautaire, Sounkarou Diamba, chef de village de Dialacoto, Mamady Thiam, représentant des jeunes, Mohamed Talba représentant la Mauritanie, Naba Diaby (Gambie) ont mis l'accent sur la campagne contre les "pratiques néfastes" qui créent des problèmes sur les plans sanitaire et social.

Néné Soly, une ancienne exciseuse qui a pratiqué pendant près de 24 ans ce métier qu'elle a hérité de ses parents, a dans son témoignage parlé des difficultés que rencontre la jeune fille excisée sur le plan de la santé. Elle a publiquement déclaré avoir abandonné cette pratique pour s'adonner à d'autres activités.

20.11.2007

Mur du silence

 

Lesfemmes quine sontpas exciséessont impureset affreuses,dit lemythe. Leurpoison tueles descendantsmasculins. Ellessont plussauvages, n’attendentpas lemariage pourperdre leur

virginité et sont infidèles. Dans de nombreux pays africains, ce n’est qu’avec le rituel de l’excision que

lesjeunes fillesentrent vraimentdans lacommunauté protectrice,et depuissants tabousempêchent de parlerde la"chose". Entrelogique etpitié, ilest difficilede réagirà cesarguments.

 

Lire la suite 

19.11.2007

Mutilations génitales féminines - les faits - ARTE

L'OMSestime à100 à132 millionsle nombrede filleset defemmes ayantsubi desmutilations sexuelles.Chaque année,3 millionsde fillessupplémentaires sontsusceptibles deconnaître lemême sort.

 

Lire la suite 

11.11.2007

SIDA: la circoncision augmenterait le risque d'infection pour les femmes

AP | 07.03.2007 | 16:34

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/20070307.FAP8290/sida_la_circoncision_augmenterait_le_risque_dinfection_.html

On savait que la circoncision pouvait réduire de 60% le risque pour les hommes de contracter le virus   SIDA. En revanche, selon des résultats préliminaires d'une étude américano-ougandaise, elle exposerait les femmes à un risque accru d'infection au VIH.

A en croire ces premiers résultats, publiés lors d'une consultation des Nations unies consacrée à l'impact potentiel de la circoncision masculine sur le SIDA en Afrique, si les hommes séropositifs ne s'abstiennent pas d'avoir des relations sexuelles pendant la cicatrisation de l'acte chirurgical, leurs partenaires féminines risquent davantage d'être contaminées.

Selon les spécialistes, ces résultats ne sont pas définitifs -et ils sont très probablement influencés par d'autres facteurs, tels que l'usage du préservatif- mais ils démontrent la difficulté d'utiliser la circoncision pour prévenir le VIH en Afrique subsaharienne, où plus de 60% des personnes atteintes du SIDA sont des femmes.

De précédentes études ont confirmé l'impact spectaculaire de la circoncision sur la baisse du taux d'infection de la population masculine, mais la question restait entière quant à ses effets sur les femmes.

Ces premiers résultats -encore préliminaires- suggèrent que, dans la période qui suit immédiatement l'opération, les hommes risquent de transmettre plus facilement le virus à leurs partenaires féminines.

"Les femmes sont déjà tellement vulnérables dans cette épidémie", déplore Jennifer Kates, spécialiste du SIDA à la Fondation de la famille Kaiser, qui n'a pas participé à l'élaboration de l'étude. "Nous devons être particulièrement prudents avec tout ce qui pourrait les exposer encore davantage."

Des chercheurs du programme de sciences médicales Rakai, de l'université Makerere, en Ouganda, et de l'école John Hopkins Bloomberg de santé publique, aux Etats-Unis, ont suivi 997 séropositifs et leurs partenaires féminines en Ouganda.

Il ressort de cette expérience que 11 partenaires féminines de 70 hommes séropositifs qui avaient subi une circoncision ont été infectées par le virus le mois suivant l'opération. En comparaison, seulement quatre partenaires de 54 hommes séropositifs non circoncis ont contracté le VIH.

Selon les auteurs de l'étude, ces résultats suggèrent que la transmission du virus est facilitée avec les hommes ayant des rapports sexuels avant d'avoir cicatrisé. L'échantillon est toutefois trop limité pour permettre de tirer des conclusions statistiques.

Les experts estiment pour leur part que ces travaux, sans remettre en question l'utilité de la circoncision dans la prévention du SIDA, montrent l'importance d'une protection des femmes pour lutter efficacement contre la maladie.

"Ces résultats nous rappellent que nous devons procéder avec précaution dans le développement de stratégies pour faire progresser la circoncision en Afrique", observe Kevin De Cock, directeur du département SIDA au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"La circoncision constitue une stratégie de prévention additionnelle."

AP

 

 

 

 

09.11.2007

BURKINA FASO - Excision à Pabré : 20 filles mutilées, une décédée

Excision à Pabré : 20 filles mutilées, une décédée*

http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=23556&i...

<http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=23556&a...

vendredi 21 septembre 2007.

Le département de Pabré est troublé depuis quelques jours par une affaire d’excision de jeunes filles dont une a succombé à ses blessures. Certaines de ces fillettes excisées ont été admises au centre hospitalier Paul VI sis à Sigh-Noghin.

“L’excision peut tuer”, c’est là, un slogan du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE). L’excision vient effectivement de tuer dans le département de Pabré où une vingtaine de fillettes, selon la gendarmerie, ont été excisées par Zoudou Sawadogo, une exciseuse âgée de 80 ans.

Originaires de Zouma, Nédogo et Zibako, trois villages de Pabré, les excisées souffrent, d’après des sources hospitalières à Paul VI, d’infections graves dues aux mauvaises conditions hygiéniques de “l’opération”. Les blessures vaginales sont de 2e degré (ablation du clitoris et des petites lèvres) et de 3e degré (ablation du clitoris, des grandes et petites lèvres).

Du côté du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE), l’on s’attelle à une prise en charge psychosociale des victimes de la vieille Zoudou Sawadogo. Selon le chef de service coordination et appui aux activités du CNLPE, Alphonsine Sawadogo, les témoignages des fillettes vont être collectés pour en faire un récit de vie destiné à la sensibilisation des populations. Et d’ajouter que “l’excision est une atteinte à la santé de la femme”.

La secrétaire permanente du CNLPE, Aïna Ouédraogo a renchéri en martelant que les parents doivent savoir qu’il existe une loi qui punit l’excision au Burkina Faso.

“Les parents sont convaincus qu’en excisant leurs filles c’est les préparer à affronter leur future vie de famille”, a-t-elle ajouté. En outre, elle a souligné que dans les situations d’excision “tant que le père ne donne pas sa bénédiction la fille ne peut pas être excisée”.

Pour le cas de Pabré, les fillettes n’ont été conduites dans un centre sanitaire qu’après le décès d’une d’entre elles, une fillette de 14 ans. Pour l’heure, l’exciseuse et les parents des victimes ont été  interpellés par la gendarmerie de Pabré. Grâce à ses actions, le CNLPE a permis de déférer dans les maisons d’arrêt et de correction 78 personnes coupables d’excision dont l’âge varie entre 50 et 80 ans.

Alassane KERE

 *Les sanctions pénales en cas d’excision* Article 380 du code pénal :

 “Est puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 150 000 à 900 000 F ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque porte ou tente de porter atteinte à l’intégrité de l’organe génital de la femme par l’ablation totale, par excision, par infibulation, par insensibilisation ou par tout autre moyen.

Si la  mort en est résulté la peine est un emprisonnement de cinq à dix ans”.

Article 382 du code pénal : “Est punie d’une amende de 50 000 à 100 000 F, toute personne qui, ayant connaissance des faits prévus à l’article 380, n’en avertit pas les autorités compétentes”.

A.K.Sidwaya

 *Répondre à cet article*

 http://www.lefaso.net/forum.php3?id_ar...

05.11.2007

A Bayad al-Arab, en Egypte, la lutte contre l'excision bute sur la tradition

http://actu.dna.fr/071015072916.6wsaams3.html

[15/10 - 11h09]

Reportage sur la lutte contre l'excision en Egypte. Durée: 2 mn 18.

Deux fois excisée, deux fois mère, Wafaa Helmy s'était juré de ne jamais mutiler ses filles. La cadette y a échappé, mais l'aînée, emmenée par sa grand-mère chez une exciseuse de leur village de Haute-Egypte, a été opérée en secret un soir d'été.

Pour la mère de Wafaa, la peur de la stigmatisation a été la plus forte.

Comme beaucoup de ses compatriotes, elle reste convaincue que l'excision est un précepte religieux et qu'elle préserve la vertu et l'honneur des jeunes filles.

Dans un pays où près de 97% des femmes entre 15 et 49 ans, chrétiennes comme musulmanes, sont excisées selon des chiffres officiels, nombreuses sont celles qui se sentent garantes de l'ordre social et n'osent pas déroger à cette tradition remontant au temps des pharaons, communément appelée "purification" en Egypte.

Même si toutes racontent la douleur, les saignements, parfois les malaises, les infections. Et les séquelles.

"Voilà, c'est simple: je suis frigide", lâche Wafaa, venue assister à une réunion d'information sur l'excision organisée par une ONG, le Centre copte pour la formation et le développement, dans une salle attenante à l'église de Bayad al-Arab.

"C'est un gros problème avec mon mari, on se dispute tout le temps. Je n'ai jamais envie de faire l'amour, je n'ai aucune réaction, pas de sensations, pas de plaisir", explique à l'AFP cette Copte de 35 ans, deux fois excisée à dix ans "parce qu'il restait un petit bout à couper".

Kawkaba Fathi, elle, a trouvé la parade. "Je simule pour faire plaisir à mon mari, et ça va mieux", dit cette musulmane au visage placide et parfaitement rond, encadré par un voile noir.

Kawkaba a été excisée "à la soudanaise", c'est-à-dire que tous ses organes génitaux externes ont été enlevés. Traumatisée, elle a décidé, en accord avec son époux, de ne pas faire exciser ses trois filles.

Aujourd'hui, comme une soixantaine d'autres villageoises, en majorité chrétiennes et toutes excisées, Wafaa et Kawkaba sont venues écouter une gynécologue travaillant avec le Centre copte.

"L'excision est une vieille, très vieille tradition et n'a aucun lien avec la religion", commence Mariam Mounib, avant de se lancer dans une description de ses conséquences: hémorragie, incontinence, relations sexuelles douloureuses, accouchements difficiles...

Beaucoup opinent du chef, mais certaines s'inquiètent du qu'en-dira-t-on.

"Et si jamais le mari renvoie ma fille pendant la nuit de noces parce qu'elle n'est pas excisée?" s'alarme l'une d'elles.

"Il faut bien qu'on sache si la fille est normale, si ce n'est pas trop gros, si elle n'a pas de malformation?", demande une autre, en écho à la croyance que certaines femmes aux organes génitaux trop "saillants" doivent être excisées.

La présidente de l'ONG, sœur Joanna, une petite femme brune à poigne, entre alors vivement en scène.

"Emmènes-tu ta fille chez le médecin pour savoir si elle a un trop gros nez, ou des yeux trop grands ou trop petits? Alors pourquoi pour cette partie-là du corps?", tance-t-elle la villageoise.

Le Centre suit sans relâche les filles de huit à douze ans, "âge sensible" pour l'excision, dans quinze villages de Haute-Egypte. Tout est bon pour convaincre les villageois d'assister aux réunions, comme la distribution de thé, de lessive ou de savon.

Pour sœur Joanna, il ne fait pas de doute que la lutte contre l'excision a progressé. "Il y a dix ans", dit-elle, "rien que le mot excision était tabou".

L'ONG reste toutefois confrontée à la méfiance et aux réticences, reconnaît-elle, comme lorsque ses volontaires sont accusés d'être des "suppôts de l'Occident" cherchant à "pourrir les filles égyptiennes".

Source : AFP

 

02.11.2007

Egypte : Unicef appelle à maintenir la pression contre l'excision

 Egypte : Unicef appelle à maintenir la pression contre l'excision

Publié le : 10.09.2007 | 13h06

 http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=12713

L'Unicef a appelé lundi à maintenir la pression contre l'excision en Egypte, où les mutilations sexuelles touchent encore les trois-quarts des jeunes filles, malgré la récente prise de conscience des autorités politiques et religieuses.

"L'Egypte est un des rares pays du Moyen-Orient où l'excision est un  problème, avec 77% des jeunes filles entre 15 et 17 ans excisées et 60% des fillettes de moins de 3 ans", a souligné Erma Manoncourt, représentante du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) en Egypte.

La pratique, qui remonterait au temps des pharaons, est appliquée par "toutes les couches sociales, dans les zones urbaines comme dans les zones rurales", a-t-elle précisé.

Dans 75% des cas, l'ablation du clitoris est opérée par du personnel médical dans des cliniques et non pas à domicile par des femmes âgées, a souligné la représentante de l'Unicef.

L'été dernier, le débat a éclaté dans le pays à la suite du décès de deux adolescentes lors d'opérations. Depuis, les autorités ont affirmé leur intention de tout faire pour lutter contre cette pratique ancestrale.

Début septembre, quatre médecins et une sage-femme ont comparu devant les tribunaux pour avoir pratiqué des excisions dans le sud du pays.

Le ministre de la Santé, Hatem Al-Gabali, a promulgué fin juin un décret interdisant "définitivement à tout médecin ou membre du corps médical et autres" de mener cette opération.

Un projet de loi pénalisant plus sévèrement l'excision sera également présentée à la rentrée parlementaire, en novembre.

De plus, le cheikh de l'Université Al-Azhar, le mufti du Caire et le patriarche copte d'Egypte ont tous trois condamnés l'excision l'été dernier en soulignant qu'elle n'était prescrite par aucun texte religieux.

La représentante de l'Unicef a appelé à "maintenir la pression, pour que le sujet ne soit pas oublié". "On a besoin d'une approche politique, communautaire et religieuse", a-t-elle ajouté.

L'excision est officiellement interdite depuis dix ans en Egypte.

Selon une étude menée par le bureau gouvernemental de la démographie en 2005 sur des femmes de 15 à 49 ans, elle touche 96,6% des femmes, musulmanes ou chrétiennes.

   

30.10.2007

Egypte L'excision mise au ban

http://www.rfi.fr/actufr/articles/090/article_53452.asp

Le ministère de la Santé égyptien a décidé, jeudi, d'interdire
«définitivement» l'excision, pratique ancestrale très largement répandue
dans ce pays, après le décès d'une adolescente dû à cette mutilation des
parties génitales. Les autorités sanitaires veulent ainsi empêcher «tout
médecin ou membre du corps médical et autres» de mener cette opération
qui remonte au temps des pharaons. Bien que l'excision, ait été
officiellement interdite par décret ministériel en 1997, une dérogation
avait été accordée aux médecins qui pouvaient toujours y procéder "en
cas de maladie". Par ailleurs, des exciseuses continuent en outre de la
pratiquer clandestinement et à très large échelle.

L’arrêté du ministère de la Santé concerne tous les centres médicaux,
hôpitaux, dispensaires, cliniques publiques ou privées. Des sanctions
administratives sont prévues, allant de la suspension au licenciement
pour le personnel médical et la direction des centres médicaux publics.
Pour le privé, c’est tout simplement la fermeture du centre médical.
L’Ordre des médecins a lui aussi interdit la pratique de l’excision à
tous ses membres.

Il n’est pas encore clair si le médecin exciseur sera rayé de l’Ordre.
Les autorités religieuses ont, elles aussi, été appelées à la rescousse
: le grand Mufti a pour la première fois affirmé que cette pratique
était contraire à l’islam. Une pratique condamnée aussi par le grand
cheikh d'al-Azhar et le centre d’étude islamique. Reste maintenant à
forger une loi incriminant cette pratique qui touchait jusqu'à récemment
l’écrasante majorité des filles arrivée à l’âge de la puberté. Une loi
exigée par l’épouse du président Moubarak en charge du Haut conseil pour
la femme et l’enfance.
En attendant, le ministère de l’Information a été chargé de mener une
campagne de sensibilisation à travers les médias.

Article publié le 29/06/2007



 

27.10.2007

En France, l'excision constitue une atteinte à la personne

 En France, l’excision constitue une atteinte à la personne:

20 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende

 http://vieuxcestmieux.com/2007/02/23/dire-non-a-lexcision/

Ce que dit la loi :

En France, l’excision constitue une atteinte à la personne. Elle entre dans le cadre des violences ayant entraînées une mutilation  permanente, crime passible en cours d’assise de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende, dans le cas  général. Lorsque la victime est mineure de 15 ans la peine est  portée à 15 ans d’emprisonnement, 20 ans si le coupable est un ascendant légitime (Art 222-9 et 222-10 du Code pénal). Une  interdiction du territoire d’une durée de cinq ans peut également être prononcée (Art. 222-47 du Code pénal).

Pour en savoir davantage

L’excision <http://fr.wikipedia.org/wiki/Excision> sur Wikipédia

Un chirurgien français, le Docteur Foldés pratique une chirurgie réparatrice de l’excision.

En savoir davantage sur le Docteur Foldés

http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/dossiers/violence...  dans Doctissimo  ou encore dans cet article du Temps <http://www.letemps.ch/>, Un  chirurgien répare les femmes excisées http://www.letemps.ch/horsseries/dossiersarticle.asp?ID=1...

Sur le site belge d’Amnesty International

http://www.amnestyinternational.be/

 Il faut mettre fin aux mutilations sexuelles et à l’excision

http://www.amnestyinternational.be/doc/article4927.html

A lire : Le témoignage émouvant

http://survivance.blogspot.com/ d’une jeune femme excisée.

 

25.10.2007

Un symposium international sur la lutte contre l'excision, du 23 au 25 octobre à Abidjan

 

 www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=...

 APA - Abidjan (Côte d'Ivoire)

Un symposium des leaders religieux engagés dans la lutte contre les mutilations génitales féminines  (MGF), se tiendra à Abidjan du 23 au 25 octobre 2007, en présence de 28 délégations issues de 28 pays membres du comité inter - Africain sur les pratiques traditionnelles, a annoncé à APA, Sibiri Coulibaly de la Fondation « Djigui la grande Espérance ».

La rencontre s'inscrit dans le prolongement des précédentes rencontres  internationales, portant sur le renforcement de la lutte contre les pratiques traditionnelles qui ont un effet sur la santé de la femme et de l'enfant (CI -AF), a dit M. Coulibaly, dans un entretien avec APA.

« (...). En effet, des arguments d'ordre traditionnel et religieux sont aisément avancés pour justifier la perpétuation des MGF. En vue de corriger et de dissiper ces préjugés religieux et ces fausses idées, le CI -AF a organisé des colloques internationaux à Banjul Gambie) en 1998, à Arusha (Tanzanie) en 2000, au Caire (Egypte) et à Ouagadougou (Burkina Faso) en 2005 et prochainement en Côte d'Ivoire », a argumenté M. Coulibaly.

Il s'agit au cours de la session de côte d'Ivoire d'accélérer l'élimination des Mutilations Génitales Féminines (MGF), a-t-il précisé.

A cet objectif général, il faut ajouter l'évaluation de l'impact des colloques et autres rencontres internationaux antérieurs, le partage d'expériences en matière de lutte contre les MGF, le renforcement de l'implication des chefs religieux dans les campagnes de lutte pour l'élimination des MGF et le mariage précoce qui violent les droits des femmes et des filles.

Un plan d'action opérationnel pour l'élimination des mutilations génitales féminines et toutes autres formes de pratiques traditionnelles néfastes, pourrait être élaboré à la fin des travaux,.

Le comité inter - Africain sur les pratiques traditionnelles est un réseau international qui ouvre pour l'élimination des pratiques traditionnelles qui affectent la santé des femmes et des enfants et qui promeut les pratiques utiles. Il est représenté en Côte d'Ivoire depuis 2001 par la fondation Djigui.

Au cours des colloques antérieurs, les leaders religieux, composés de chrétiens et de musulmans, ont clairement démontré qu'aucune forme de MGF n'est autorisée ou prescrite par aucune religion.

 « D'où des déclarations ouvertes condamnant la pratique néfaste et contre les droits des femmes et des filles. Ils se sont engagés à travailler dans leurs communautés pour éliminer les Mutilations Génitales Féminines », a conclu Sibiri Coulibaly.

Le phénomène de l'excision est en nette croissance en Côte d'Ivoire, avec une prévalence par région de 88 % dans le Nord, 73 % dans l'Ouest et 59 % dans le Centre.

KAD/of/APA

 09-10-2007

Toutes les notes