28.09.2006

Témoignage d’une Ange Africaine sur la situation de guerre en Côte d’Ivoire

   Lundi 25 Septembre  2006

Rencontre des organisations féminines par les représentants du forum de dialogue national, pour avoir leur avis sur la situation de guerre en Côte d’Ivoire.

     Nous remercions les représentants du forum de dialogue national pour l’initiative d’écoute des femmes. Mme la Présidente, nous vous souhaitons d’être sincères et impartiales dans cette initiative.

Nous sommes l’Ordre des Anges de Côte d’Ivoire, pour l’application de la féminité, la non-violence, la délicatesse et la paix mondiale.

   Nous les femmes devons faire bénéficier de notre féminité au monde. Nous devons écouter, pardonner. Nous allons dans les églises, les mosquées, les réunions et autres et nous ne savons pas pardonner, n’apprenons ni à écouter, ni à mettre en application les enseignements de nos Prophètes.

   N’oublions pas que c’est nous les femmes qui donnons la vie, c’est nous qui éduquons et pour que les autres changent, cela doit commencer par nous-même. Nous devons faire la paix entre nous femmes avant de penser aux autres.

   Les hommes ont échoués dans les prises de décisions, dans les pouvoirs qu’ils exercent ; il est temps que les femmes prennent la relève, mais en faisant d’abord la paix entre nous. En utilisant la féminité dont nous sommes dotée, l’amour, la douceur, la délicatesse, la compréhension, et l’écoute. Car pour pardonner, il faut écouter.

    Nous sommes heureuse de l’initiative d’écoute faite par ce forum, mais nous trouvons déplorable que le groupe qui anime ce forum ne comprenne pas de chefs traditionnels qui eux maîtrisent mieux que nous les règlement de conflits en Afrique. Et seulement un religieux musulman, où sont les autres religieux.

   Nous constatons donc que l’Afrique a oublié sa culture, ses traditions, ne donnant plus la valeur que mérite nos chefs traditionnels. Si nous avions toujours nos traditions en nous, jamais une telle guerre n’aurait eu lieu sur nos terres.

Simplement par les alliances qui lient les différents peuples de la Côte d’Ivoire et d’Afrique.

Ces alliances qui excluent la violence entre des groupes ethniques, nous obligeaient à la non-violence absolue et au pardon.

   N’oublions pas que sur notre terre Africaine nous n’avions jamais eu de prison. Quelque soit la faute grave commise par un être, la décision la plus dure sous l’arbre à palabre était de le bannir du village, en l’isolant dans la brousse pour qu’il médite pendant 7ans à ses actes. Il ne pourra revenir au village qu’après en avoir tirer une leçon en toute liberté et non enfermer entre quatre (4) murs avec de plus graves criminels.

   N’oublions donc pas nos chefs traditionnels dans ce processus de paix.

Nous trouvons déplorable la discrimination qui règne dans notre pays et même au sein de ce forum qui a reçu ce matin des religieux sans d’autres religieux. Moi, en tant que responsable de l’Ordre des Anges de Côte d’Ivoire, je suis issue d’une minorité religieuse et jamais nous ne sommes invités aux échanges religieux.

Même pour cet échange notre organisation n’a été prévenue qu’à 13h 30 pour une rencontre qui a lieu à 15h. Je n’ai donc pu préparer une intervention correcte.

   Si la Côte d’Ivoire compte réellement sortir de cette crise et avoir une paix définitive et totale, il est temps d’accepter tous les êtres tels qu’ils sont, quelque soit leur différence et surtout apprécier l’apport de tous dans le développement de notre pays. 

L’initiative de réunir les femmes pour recueillir leur avis sur la crise est à encourager. Mais les femmes des leaders politiques sont aussi des femmes, il y a quelques leaders politiques femmes présentent mais où sont les autres, si elles veulent aussi la paix, qu’elles participent comme toutes les femmes à ces rencontres pour aider la Côte d’Ivoire à se retrouver. La présence de Mme HOUPHOUET nous sera aussi utile à la recherche de la paix. Il ne faut oublier personne. Il est du devoir de ce comité d’inviter toutes ces femmes aux échanges.

Une délégation féminine doit rencontrer touts les leaders de la scène politique de façon individuelle, après le travail personnel de réconciliation entre femme pour savoir comment chacun voit le retour à la paix ? Quelles sont les concessions que chacun est capable de faire en tenant compte des autres leaders politiques et de la population ivoirienne ?

Il faut l’implication de toutes les religions y compris celles dites minorités religieuses  pour ne pas que les fusils changent d’épaules. Il faut une réconciliation définitive par la voie de la non-violence absolue.

Le Chef de l’état, étant donné que nous sommes dans une nation laïque, ne doit aucunement afficher son appartenance religieuse car toute la nation doit se retrouver en lui. Il doit par conséquent être accessible à toutes les religions si besoin il y a.

Nous profitons pour féliciter le Chef de l’état pour avoir décidé de dire non à la réunion de l’ONU et opter pour un règlement africain.

La violence entraîne la violence, il est donc important que nous nous manifestions coûte que coûte dans la non-violence absolu et pardonner aux violents car être violent c’est avoir un cerveau malade. Et nous attacher aux qualités de la féminité qui sont la douceur, la délicatesse, l’écoute, le pardon, l’amour et la non-violence.

Il faut donc que le désarmement se fasse par la voie de la non-violence des femmes.

Comment cela est-il possible ?

Simplement en organisant une marche de femmes nues sur les zones occupées par les forces nouvelles et à la primature pendant 03 jours.

Si cela ne marche pas, faire une grève de faim de toutes les femmes en refusant de préparer même dans les maquis et restaurants pendant 03 jours. Et la dernière touche si ça ne marche toujours pas serait l’absence de relation sexuelle avec tous les hommes car les femmes refusent de partager leur plaisir avec des personnes violentes donc malades. Tout cela fait partie des pratiques africaines de nos traditions, ne l’oublions pas.

Comment envisager notre pays à la fin de la crise ?

1 – Nationaliser toutes les entreprises étrangères se trouvant sur le territoire ivoirien don ne

      plus permettre les déplacements de capitaux dans les pays occidentaux.    

2) Que tous ceux qui souhaitent rester sur la terre Ivoirienne prennent la nationalité de façon légale, comme cela se fait en France, aux Etats-Unis, au Canada et autres.

Ainsi, nous n’assisterons plus à des débarquements de troupes pour venir chercher des ressortissants et mettre plus de braise dans notre pays ; puisque tout le monde serait Ivoirien.

 

3) Obtenir le départ de l’ONU et de l’armée française, qui n’améliorent aucunement la crise que nous vivons.

4) Supprimer le Français et adopter une langue Ivoirienne (Comme ça ils prendront du temps pour commettre nous projet d’avenir et ne pourrait donc pas les manipuler) ou utiliser en attendant l’anglais comme langue nationale.

5) Impliquer d’avantage nos chefs traditionnels dans le gouvernement et les prises de décisions.

6) Faire les Etats-Unis d’Afrique avec tous les pays d’Afrique d’où toutes les Ethnies seront représenté par les chefs traditionnels, pour permettre à l’Afrique de devenir plus forte sans les colons et régler nous-même nos conflits internes.

Madame la Présidente, Messieurs, Chères femmes voici la modeste contribution de l’Ordre des Anges de Côte d’Ivoire.

Merci de l’écoute.

Paix, Amour et Féminité à toutes.

La responsable de l’Ordre des Anges de Côte d’Ivoire Mme Bohoui D.